PCC n’est pas seulement le sigle d’une organisation politique fondée par le président Mao… c’est également celui de Philippe Campinchi Consultants. PCC est une société que j’ai crée en 2002. Pour comprendre, mes différentes activités professionnelles, il est nécessaire d’effectuer un flash back sur mon parcours, car je ne suis pas arrivé à la sociologie des organisations, au conseil et à la communication virtuelle par un cursus classique.

Une expérience de praticien du mouvement social

Je possède une expérience de praticien du mouvement social que j’ai principalement acquise dans les mouvements étudiants et le monde associatif.

De 1980 à 1994, j’ai participé activement à l’ensemble des mouvements lycéens et étudiants. Lors du mouvement de 1986 contre Alain Devaquet, Paris Match m’avait qualifié de “Ministre de l’intérieur de la coordination nationale des étudiants”. C’est le mouvement contre le Contrat d’insertion professionnelle (SMIC Jeune) en 1994 qui m’a le plus marqué. J’étais président de l’UNEF-ID et j’étais sur tous les fronts : à rechercher l’unité syndicale en échangeant avec Louis Viannet, Marc Blondel et Nicole Notat, à gérer les luttes intestines du parti socialiste et de l’extrême-gauche, à négocier la sortie de crise avec Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire, à rencontrer François Mitterrand et ses conseillers, à être dans la rue avec le service d’ordre contre les casseurs, à gérer une présence médiatique, ou encore à initier la création d’une association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés…

En 1995, je suis rentré au conseil d’administration et au bureau de la Ligue de l’enseignement. Jean-Marc Roirant et Pierre Tounemire m’ont fait confiance et j’ai crée avec Guillaume Houzel, Jean-François Stopar, Fréderic Sem, Nadia Bellaoui un réseau d’associations étudiantes : Anima’fac. Au cours de ces années, j’ai également découvert le monde institutionnel des associations et suis devenu secrétaire national de la Ligue de l’enseignement chargé de la jeunesse, des relations avec le mouvement social et les parlementaires.

Une aventure de presse et la découverte des entreprises

Et puis, ne m’imaginant pas passer toute ma vie comme « permanent », j’ai changé d’horizon. Je suis alors parti dans une aventure de presse crée par Nicolas Crespelle avec le soutien de Philippe Tesson, et suis devenu secrétaire général de l’hebdomadaire L’Hémicycle. De 1999 à 2002, j’étais en charge de l’organisation de colloques à l’Assemblée Nationale et au Sénat, et responsable du Club de L’Hémicycle, qui réunissait des entreprises des élus et des personnalités de la société civile. Pendant cette période, j’ai découvert le monde de l’entreprise et des lobbys.

C’est donc assez naturellement que PCC, sans être un cabinet conseil en lobbying, a accepté des missions de conseils en relations institutionnels. C’est ainsi que, par exemple, nous conseillons depuis 2013 l’AIRES.

Cette expérience de presse m’a également permis de développer avec PCC le concept de publications via Internet comme la revue Universités & Territoires  que j’édite depuis bientôt 10 ans avec Nicolas Delesque.

Vers d’autres horizons

Au cours de la même période, j’ai symboliquement tourné la page de mes années militantes, en écrivant un livre aux Editions Balland, intitulé Les lambertistes, un courant trotskiste français. Dans ce livre, j’ai décrit avec précision les modes de fonctionnement interne, le poids de l’entrisme ou du travail fractionnel au sein des autres formations politiques et des syndicats. Ce n’était pas un livre d’investigation sur le passé de Lionel Jospin…

Ce parcours de l’UNEF à l’Hémicycle m’a forgé professionnellement et m’a permis de rencontrer les acteurs, de comprendre leur logique, de savoir leur parler, etc. Du coup, on me prête un certain sens politique, une connaissance des réseaux et du jeu des acteurs, une sensibilité aux questions sociales et sociétales… « Toi qui connais ces mouvements sociaux, peux tu nous les expliquer, nous dire qu’ils nous veulent ?…» Au début des années 2000, devant la montée en puissance d’ATTAC, de Greenpeace, des nouveaux « an@rchistes » ou des syndicats SUD, des dirigeants d’entreprises m’ont demandé de décrypter ces phénomènes sociaux et sociétaux.

La rencontre avec Henri Vacquin

C’est en 2002, que ma route a re-croisé celle d’Henri Vacquin. A l’UNEF, Henri m’avait permis de nouer des premiers contacts avec la CGT, il m’avait également invité, en plein conflit du CIP, à une des réunions qu’il animait avec des DRH. En 2002, Henri me propose de co-animer un groupe en direction des DRH et directeurs des relations sociales des entreprises publiques et privées : le Groupe d’Analyse sociale et sociétale (GASS) était né. Aujourd’hui Henri travaille chez PCC à l’animation du GASS et de quelques diagnostics socio-manageriaux.

Depuis PCC invente et mets en place des dispositifs qui, favorisant les échanges entre pairs et recréant du collectif, permettent à ses acteurs de réfléchir à leurs pratiques professionnelles, de s’ouvrir sur les questions sociales et sociétales et d’élaborer ainsi collectivement des manières d’enrichir leurs pratiques professionnelles. Je travaille sur ce champs d’activité principalement avec Muriel Bellivier psychologue du travail et consultante indépendante. PCC mène également des analyses a posteriori des conflits sociaux et des missions de conseils sur le rapport d’une entreprise ou d’une institution avec son territoire.

L’Internet sur mesure

Enfin, dans le développement des activités de PCC, l’édition via Internet a une place importante. Rien n’aurait pu se faire sans mon associée Babette Stocker, qui est diplômée des Beaux Arts de Paris, et qui a permis à PCC d’être en porosité avec Internet, de créer des sites, des blogs et d’éditer des publications via Internet.

PCC a commencé par accompagner la présence de l’Afev sur Internet. PCC crée, gère et développe différents outils pour internet : site institutionnel, site dédié à un évènement, intranet d’une association, blog de personnalités…  Notre particularité est simple : nous sommes des artisans du net et ne construisons que du « sur-mesure ».

A titre d’exemple, PCC est particulièrement fière du blog de Jerôme Sturla,  Maire de Décines dans le Rhône ou du site Internet de l’Ecole de danse de Tango Argentin de Sebastian Missé et Andrea Reyero.

Ces sites sont réalisés sur SPIP, Joomla, wordPress, Drupal ou Docclear afin de faciliter la mise à jour par nos clients. De plus en plus, nous utilisons une technologie  “responsive” qui s’adaptent à tous les supports : écran, tablettes ou smartphone.

Paris le 10 avril 2013